Perruches vertes, r├ęchauffement climatique et danger pour les oiseaux insectivores

La perruche à collier est un oiseau granivore et frugivore, grand de 40cm environ, vivant naturellement dans les savanes tropicales d’Asie et d’Afrique. Elle a été importée en Europe car son beau plumage vert en faisait un atout précieux pour les vendeurs d’animaux en cage, mais dans les années 70 à Orly puis à Roissy en 1990, plusieurs couples se sont échappés de conteneurs et se sont installés en Ile de France.
 

En Espagne, en Belgique, aux Pays Bas et à Londres tout particulièrement, elles ont peu à peu colonisé des espaces verts urbains ou des jardins péri-urbains.

Pourquoi cette espèce est-elle considérée comme invasive ?
Jusqu’en 2005 à peu près, ces perruches n’inquiétaient guère, même si elles dérangeaient parfois par leur cri strident quand elles s’installaient en nombre (car la perruche est grégaire) dans un parc à proximité d’habitations. Il suffisait d’un hiver un peu rigoureux pour limiter leur nombre. Or, depuis quelques années, elles prolifèrent à grande vitesse, grâce à des hivers doux (d’autant plus qu’elles ont choisi d’habiter en ville, où la température descend moins qu’en campagne), à leur capacité d’adaptation et à l’absence de prédateurs naturels.  Elles sont aujourd’hui au moins 5000, voire plus en Ile-de-France. Ce n’est d’ailleurs pas la seule espèce à se développer de façon anormale dans nos régions comme le remarque la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux).

 

Pourquoi sont-elles dangereuses pour notre écosystème ?
Les perruches à collier utilisent les cavités des arbres et des murs pour nidifier, or ce sont également les lieux de nidification des écureuils et des passereaux de nos régions. Plus puissantes que ces petits oiseaux, elles les chassent de leurs lieux habituels de reproduction. Elles n’indiffèrent que les corneilles et les pies qui sont prédateurs des œufs et oisillons de nos mésanges, sittelles et autres passereaux. Or il n’est pas meilleur insecticide naturel que les passereaux insectivores que les perruches délogent !

 

Les perruches à collier à L’Étang-la-Ville
Plusieurs Stagnovillois ont repéré au printemps dernier l’arrivée de quelques couples de perruches qui ont choisi de s’installer dans certains arbres. Comme elles sont assez casanières, elles risquent d’y demeurer longtemps si elles trouvent facilement leur nourriture : petits fruits et graines. Donc si vous ne voulez pas être de plus en plus dérangés par leur cri strident, si vous voulez protéger les petits oiseaux insectivores qui nous aideront à supprimer l’usage d’insecticides chimiques dangereux pour la santé de tous, surtout ne nourrissez pas les perruches vertes, ne les aidez pas à s’installer dans vos jardins.